• A la source

    Mes désirs.... plutôt une curiosité, une envie de découvrir une forme de relation moins convenue, plus entêtante  aussi. Ce rôle dont je ne connaissais rien et auquel j'aspirais exerçait sa fascination depuis assez peu de temps mais sa ténacité n'autorisait plus  à ce moment précis aucun doute. Vous qui vous proposiez alors pour objet de son exercice, auriez-vous su m'insuffler cette part de désir supplémentaire qui conduit de l'illusion au  réel? La séduction aurait-elle sa place dans ce jeu aride ? La spontanéité ? La sensibilité ? L'imprévu ?

    Et je pense à ce qui aurait pu tarir l'envie... scénario trop brossé, trop observé... moments  artificiels.

    Ces quelques craintes   n'ont pas empêché le flot de mon imagination de s'écouler et c'est ainsi que je vous ai vu....

    Passant la porte laissée entrouverte, d'une chambre abandonnée à la pénombre. Je vous ordonne aussitôt de retirer vos vêtements et de les replier avec soin un à un en mesurant chaque geste. Votre nudité s'offre à mes yeux indiscrets. Je m'approche. Je suis très près de vous maintenant. Ma main passe sur votre visage, votre cou, descend sur l'épaule et d'une pression vous signifie de vous mettre à genoux. Vous n'en finissez pas de descendre le long des mes jambes, les effleurant de la moiteur de vos mains, du souffle tiède échappé de vos lèvres. Délice de sensualité que cette entrée en soumission. Mes jambes eussent-elles été plus longues, le moment trop bref encore...

    Vous êtes désormais à mes pieds, vous levez la tête et votre regard pressant attend mes paroles, mes gestes peut-être : « Etendez vous sur le sol et posez votre tête sur mes pieds hautement chaussés. » Je veux sentir vos cheveux caresser mes chevilles au travers du lacet qui les ceint. Vous ne bougez plus, moi non plus. C'est dans l'attente de ce qui va être vécu que culmine le plaisir...

    Je mets fin à ce temps suspendu, faisant quelques pas pour rejoindre un fauteuil, m'y asseoir, croiser mes jambes, libérer du sol le talon sur lequel repose ma jambe droite. Vous vous hissez jusqu'à moi, serrez délicatement dans vos mains cette chaussure, si convoitée, vous passez votre langue sur son cuir mat. Votre servitude s'accroît. Mon pied à nouveau à terre, je me lève afin de profiter pleinement de la vue singulière  qu'offre l'inconfort de votre situation, je vous exhorte alors de lécher ce talon, si fin, si long...

     


  • Commentaires

    1
    Timounch
    Jeudi 3 Mars 2005 à 20:49
    Lola !
    est là et j'en suis ravie ! Ma belle merci d'être passé je reviendrai aussi ! Baisers tendres
    2
    Vendredi 4 Mars 2005 à 08:32
    Le ...
    ... titre est magnifique ... maintenant, on attends la suite ...
    3
    Phil de Lô
    Samedi 5 Mars 2005 à 14:29
    Oui , ça c'est vrai !!
    Nous attendons tous la suite ...
    4
    Seb
    Mardi 8 Mars 2005 à 10:52
    oui ..
    j'attends avec impatience la suite ...
    5
    Jeudi 31 Mars 2005 à 22:50
    Imagination
    De l'imaginaire à la sensualité. Bravo!
    6
    Vendredi 16 Décembre 2005 à 07:10
    promesses
    pleibs de promesses pour la suite on aime deja on dirait..Ton titre est c'est vrai très beau lô..à très bientôt;
    7
    Vendredi 19 Mai 2006 à 09:07
    A la source
    J'adore ce texte... je donnerais ma vie pour me trainer aux pieds d'une femme...
    8
    Dimanche 18 Octobre 2009 à 13:21
    Hors sujet
    Bjr, je vs ai "emprunté" votre cliché de chaussures à lanières ; si ça vs pose un problème , faites moi un mail , je l'enlèverais. Merci
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